L’essentiel
Chaque printemps, Kamakura se pare d’un voile rose et blanc qui transforme ses temples millénaires et ses ruelles en décors de rêve. Entre cerisiers en fleurs, odeur d’encens et bruit des vagues toutes proches, la ville offre une expérience de hanami unique au Japon. Loin de l’agitation de Tokyo, elle invite à contempler la floraison dans un cadre historique d’exception.
À moins d’une heure de Tokyo, Kamakura est l’une des destinations de hanami les plus prisées du Japon. Ancienne capitale féodale nichée entre les collines et l’océan Pacifique, elle concentre des dizaines de temples et de sanctuaires dont les allées se couvrent de cerisiers sakura chaque fin mars. Contrairement aux parcs urbains bondés de la capitale, les spots de floraison kamakuriens s’inscrivent dans un cadre architectural et naturel d’une rare cohérence.
La saison de hanami dure généralement deux à trois semaines, entre la fin mars et la première quinzaine d’avril selon les années. C’est une période festive où les Japonais s’installent sous les arbres pour des pique-niques rituels, appelés ohanami, mêlant bière, bento et contemplation silencieuse. À Kamakura, cette tradition prend une dimension spirituelle supplémentaire : les cerisiers encadrent des sanctuaires shintoïstes, des jardins bouddhistes et des statues vieilles de plusieurs siècles.
- Des allées de cerisiers illuminées en soirée au sanctuaire Tsurugaoka Hachimangu
- Des vues sur la mer depuis les jardins en terrasses du temple Hase-dera
- Le Grand Bouddha de Kotoku-in encadré par les fleurs roses
- Une atmosphère de ville de province japonaise, loin de la foule métropolitaine
Ce guide recense les quatre spots incontournables pour admirer les cerisiers en fleurs à Kamakura, avec toutes les informations pratiques pour organiser votre visite dans les meilleures conditions.
Infos pratiques
| 💰 Budget | €€ |
| 📅 Meilleure période | Fin mars à début avril (floraison des cerisiers) |
| ⏱️ Durée recommandée | 1 à 2 jours |
| 🗣️ Langue | Japonais (anglais compris dans les zones touristiques) |
| 💱 Monnaie | Yen japonais (JPY) |
| 🕐 Fuseau horaire | UTC+9 (pas de changement d’heure) |
| 🛂 Visa | Séjour sans visa jusqu’à 90 jours pour de nombreuses nationalités — vérifier selon votre passeport |
| 📞 Indicatif | +81 |
| 🔌 Électricité | 100 V, prises de type A et B |
| 🚰 Eau potable | Oui |
Top activités et visites
Points d’intérêt
- Hanami au sanctuaire Tsurugaoka Hachimangu
- Floraison au temple Hase-dera
- Cerisiers autour du Grand Bouddha de Kotoku-in
- Balade hanami sur la Wakamiya Oji et le quartier de Komachi
- Excursion guidée de Kamakura au printemps depuis Tokyo
- Location de vélo pour explorer les temples fleuris
- Visite du temple Engaku-ji et de ses cerisiers
- Pique-nique hanami dans les jardins du sanctuaire Egara Tenjin

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Hanami au sanctuaire Tsurugaoka Hachimangu
Le sanctuaire shintoïste le plus célèbre de Kamakura est aussi son spot de hanami le plus emblématique. L’allée principale, le Dankazura, est bordée de cerisiers qui forment un tunnel rose saisissant lors de la floraison. Le soir, des lanternes illuminent les arbres et créent une atmosphère presque irréelle. Le sanctuaire accueille également des événements traditionnels pendant la saison des fleurs. Prévoyez d’arriver tôt le matin ou en soirée pour éviter la foule.
Floraison au temple Hase-dera
Le temple Hase-dera est l’un des sites bouddhistes les plus visités de Kamakura. Ses jardins en terrasses offrent une vue spectaculaire sur la ville et sur la baie de Sagami, avec en premier plan des cerisiers en pleine floraison. Plusieurs variétés de sakura y sont cultivées, ce qui allonge la période d’observation. Le temple abrite également une statue de Kannon haute de neuf mètres, déesse de la miséricorde, qui confère au lieu une atmosphère de recueillement unique.
Cerisiers autour du Grand Bouddha de Kotoku-in
Le Daibutsu, Grand Bouddha de bronze de Kamakura, est l’une des images les plus iconiques du Japon. Haut de près de 13 mètres, il trône en plein air depuis le XIIIe siècle. Pendant la saison du hanami, les cerisiers qui l’entourent créent un contraste visuel saisissant entre la patine verte du bronze et les pétales roses. Une visite matinale permet de photographier la statue dans une lumière dorée avant l’afflux de touristes.
Balade hanami sur la Wakamiya Oji et le quartier de Komachi
La Wakamiya Oji est l’avenue principale qui relie la gare de Kamakura au sanctuaire Tsurugaoka Hachimangu. Bordée de cerisiers sur toute sa longueur, elle se transforme en véritable coulée rose au printemps. Les habitants s’y retrouvent pour des pique-niques improvisés sous les arbres. À proximité, la rue commerçante Komachi-dori propose des boutiques d’artisanat, des cafés et des spécialités locales à déguster en flânant. Une balade idéale pour s’imprégner de l’atmosphère festive du hanami à la japonaise.
Excursion guidée de Kamakura au printemps depuis Tokyo
De nombreuses agences proposent des excursions d’une journée depuis Tokyo pour découvrir Kamakura pendant la saison du hanami. Ces tours incluent généralement la visite du Grand Bouddha, du temple Hase-dera et du sanctuaire Tsurugaoka Hachimangu, avec un guide francophone ou anglophone. C’est une option pratique pour les voyageurs qui ne souhaitent pas organiser eux-mêmes leurs déplacements et qui veulent bénéficier d’explications contextuelles sur l’histoire et la culture des lieux.

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Location de vélo pour explorer les temples fleuris
Kamakura se prête parfaitement à l’exploration à vélo. Plusieurs loueurs sont installés à proximité de la gare principale et proposent des vélos classiques ou électriques à la journée. En saison de hanami, pédaler entre les temples permet de découvrir des cerisiers dans des ruelles moins fréquentées, loin des circuits touristiques classiques. Le chemin côtier vers Hase et Kotoku-in est particulièrement agréable, avec des vues sur la mer entre deux haies fleuries.
Visite du temple Engaku-ji et de ses cerisiers
Situé à quelques minutes à pied de la gare de Kita-Kamakura, le temple zen Engaku-ji est l’un des cinq grands temples bouddhistes zen de Kamakura. Son vaste domaine boisé se couvre de cerisiers au printemps, offrant une atmosphère de sérénité loin de l’agitation du centre-ville. Les bâtiments anciens, la cloche sacrée et les jardins de mousse complètent un tableau d’une grande beauté. Moins fréquenté que les autres spots, c’est l’adresse idéale pour un hanami contemplatif.
Pique-nique hanami dans les jardins du sanctuaire Egara Tenjin
Moins connu des touristes étrangers, le sanctuaire Egara Tenjin est pourtant l’un des spots de hanami favoris des habitants de Kamakura. Ses vieux cerisiers, dont certains ont plusieurs dizaines d’années, offrent une floraison dense et généreuse. L’atmosphère y est authentique : les familles locales s’installent sur des bâches bleues pour leurs pique-niques printaniers, les enfants courent entre les pétales tombés. Une expérience de hanami à la japonaise, sans filtres ni artifices.
Comment s’y rendre
Avion
L’aéroport international le plus proche est celui de Tokyo-Haneda (HND), à environ 1 heure 30 de Kamakura en transports en commun. L’aéroport de Narita (NRT) est plus éloigné, comptez 2 heures à 2 heures 30. Depuis Haneda, prenez le Keikyu Airport Line jusqu’à Yokohama, puis la JR Yokosuka Line jusqu’à Kamakura.
Train
Le moyen le plus pratique pour rejoindre Kamakura depuis Tokyo est le train. Depuis la gare de Tokyo ou Shinjuku, prenez la JR Yokosuka Line ou la JR Shonan-Shinjuku Line jusqu’à la gare de Kamakura. Le trajet dure environ 55 minutes à 1 heure 10 et coûte autour de 940 JPY. Le Japan Rail Pass est accepté sur ces lignes.
Voiture
La voiture n’est pas recommandée pendant la saison du hanami : les routes menant aux temples sont souvent embouteillées et le stationnement est limité et coûteux. Si vous louez un véhicule, prévoyez d’arriver très tôt le matin.
Transports locaux
Une fois sur place, la marche à pied et le vélo sont les meilleurs moyens de se déplacer. Des bus urbains relient la gare aux principaux temples. La ligne Enoden, un petit train côtier pittoresque, dessert Hase et permet de rejoindre Enoshima en continuant vers l’ouest.
Conseils pratiques
Achetez un IC Card (Suica ou Pasmo) rechargeable pour payer vos transports sans acheter de tickets individuels. Pendant la floraison, arrivez à Kamakura en semaine si possible : les week-ends de hanami sont extrêmement fréquentés. Certains accès de temples peuvent être payants ou soumis à des horaires stricts — vérifiez avant de partir.
Carte interactive
Où dormir ?
Kamakura dispose d’une offre d’hébergement variée, des ryokans traditionnels aux hôtels modernes, en passant par les guesthouses pour voyageurs indépendants. Séjourner sur place plutôt que de faire l’aller-retour depuis Tokyo permet de profiter des cerisiers tôt le matin ou en soirée, quand la lumière est la plus belle et la foule moins dense.
Centre de Kamakura (quartier de la gare)
Idéalement situé à deux pas de la rue commerçante Komachi-dori et de l’allée du sanctuaire Tsurugaoka Hachimangu, ce quartier offre un accès facile à pied à la plupart des spots de hanami. On y trouve des hôtels d’affaires propres et fonctionnels ainsi que quelques ryokans. Les prix sont corrects pour le Japon, entre 7 000 et 15 000 JPY la nuit.
Quartier de Hase
À deux stations de la gare principale par la ligne Enoden, Hase est le quartier le plus proche du Grand Bouddha et du temple Hase-dera. L’atmosphère y est plus calme et résidentielle. On y trouve des guesthouses familiales et de petits ryokans avec jardins, pour une immersion plus authentique dans la vie locale de Kamakura.
Kita-Kamakura
Ce secteur nord, autour de la gare de Kita-Kamakura, est le plus verdoyant et le plus tranquille de la ville. Il donne accès à pied aux temples zen Engaku-ji et Kencho-ji. Quelques ryokans haut de gamme s’y sont installés, proposant une expérience traditionnelle japonaise complète avec dîner kaiseki inclus.
Gastronomie locale : saveurs de Kamakura au fil du hanami
La gastronomie de Kamakura est indissociable de son identité côtière et de sa tradition bouddhiste. La ville est réputée pour sa cuisine shojin ryori, la cuisine végétarienne des temples zen, que l’on peut déguster dans plusieurs restaurants à proximité des sanctuaires. Pendant la saison du hanami, les boulangeries et pâtisseries locales proposent des sakura mochi — des gâteaux de riz gluant enveloppés dans une feuille de cerisier salée — et des hanami dango, brochettes de boulettes tricolores emblématiques du printemps japonais.
- Shirasu : spécialité locale incontournable, ces petits poissons blancs sont servis frais ou séchés sur du riz. Les restaurants de la rue Komachi-dori en font leur plat phare.
- Boulangeries artisanales : Kamakura abrite une scène boulangère surprenante, héritée d’une longue tradition de boulangeries françaises et allemandes.
- Marché de Kamakura : les étals proposent des légumes locaux, des condiments maison et des snacks à emporter pour un pique-nique sous les cerisiers.
Pour un repas complet, les environs du temple Hase-dera et du sanctuaire Tsurugaoka concentrent de nombreux restaurants proposant des menus à prix fixes autour de 1 000 à 2 500 JPY le midi.
Shopping : artisanat et souvenirs dans les ruelles de Kamakura
La rue Komachi-dori est le cœur commercial de Kamakura. Sur quelques centaines de mètres, elle réunit boutiques d’artisanat, galeries, épiceries fines et vendeurs de street food. Pendant la saison du hanami, les devantures se parent de décorations printanières et les vendeurs proposent des éditions limitées de produits aux motifs de cerisiers.
- Bois sculpté et laque : Kamakura est historiquement connue pour son kamakura-bori, un art de la sculpture sur bois laqué. Plusieurs ateliers proposent des pièces authentiques ou des initiations.
- Céramiques et poteries : de nombreuses galeries indépendantes vendent des œuvres de céramistes locaux, idéales comme souvenirs originaux.
- Papeterie japonaise : carnets, washi, tampons et cartes postales illustrées de sakura sont disponibles dans les petites librairies du quartier.
Évitez les boutiques de souvenirs génériques autour de la gare et préférez les échoppes artisanales des ruelles parallèles à Komachi-dori pour des achats plus authentiques et souvent moins chers.
Ambiance et vie locale pendant le hanami
Kamakura n’est pas une ville de vie nocturne au sens occidental du terme, mais la saison du hanami lui confère une animation particulière dès la tombée du jour. Certains spots, comme l’allée du sanctuaire Tsurugaoka Hachimangu, sont illuminés le soir pendant la floraison, créant une atmosphère feutrée et romantique que les Japonais appellent yozakura — les cerisiers de nuit.
Les habitants de Kamakura se retrouvent dans les parcs et jardins pour des ohanami improvisés dès la fin de l’après-midi. Ces rassemblements mêlent bento faits maison, canettes de bière et conversations animées sous les pétales qui tombent. Les voyageurs étrangers sont les bienvenus pour s’installer à proximité et s’imprégner de cette tradition populaire.
Quelques bars et izakayas autour de la gare de Kamakura restent ouverts jusqu’à 23 heures, proposant sakés locaux et petites assiettes à partager dans une ambiance décontractée. Une façon simple et agréable de terminer une journée de hanami.
Mon avis sur le hanami à Kamakura
Dès mon arrivée à Kamakura, j’ai été saisi par l’atmosphère paisible qui régnait dans cette ville côtière, charmante et baignée de lumière. Imaginez-vous déambuler dans des rues bordées de cerisiers en fleurs, des pétales délicats tombant comme une douce pluie rose alors que l’on savoure l’air frais du printemps. Le premier endroit que j’ai visité, le sanctuaire Tsurugaoka Hachimangu, m’a particulièrement marqué. Les marches menant au sanctuaire, garnies de lampions, ajoutent une touche magique au paysage, surtout lors des soirées illuminées. C’est un véritable tableau vivant qui incarne le renouveau et la beauté de la nature.
J’ai adoré flâner autour du temple Hase-dera, où les différentes variétés de cerisiers s’épanouissent tout en offrant des vues panoramiques sur l’océan. Quel régal pour les yeux ! Le cadre romantique entourant le Grand Bouddha au jardin du Kotoku-in est également une expérience à ne pas manquer, surtout avec les cerisiers en floraison qui soulignent sa majesté. Cependant, un petit bémol est la foule qui peut parfois assaillir ces lieux emblématiques pendant la haute saison de hanami. Je te conseille donc de planifier tes visites tôt le matin pour éviter les pics d’affluence et profiter pleinement de ces moments enchantés.
Pour une expérience inoubliable, le début du mois d’avril est le moment idéal pour visiter Kamakura, quand les cerisiers sont à leur apogée. C’est parfait pour les amoureux de la nature, les familles ou même ceux qui cherchent à se ressourcer loin de l’effervescence de Tokyo. Un dernier conseil : n’oublie pas de prendre un pique-nique pour t’asseoir sous les arbres en fleurs, un moment intime et plein de sérénité que tu n’oublieras pas de sitôt. Profite bien de cette dolce vita japonaise !
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Kamakura réunit tout ce qui fait la singularité du hanami japonais : des cerisiers d’une beauté saisissante, des cadres historiques chargés de sens et une atmosphère de ville de province qui tranche avec l’agitation tokyoïte. Que vous choisissiez de contempler les fleurs sous les lanternes du sanctuaire Tsurugaoka Hachimangu, depuis les terrasses du temple Hase-dera avec la mer en arrière-plan ou au pied du Grand Bouddha de Kotoku-in, chaque spot offre une expérience unique et mémorable. Planifiez votre venue entre la dernière semaine de mars et la première semaine d’avril, arrivez tôt le matin pour éviter la foule et laissez-vous porter par le rythme lent et contemplatif de cette ville hors du temps.



























